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Etude Contraception 2ème édition

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Suite à la crise de la pilule ayant impacté la confiance des femmes et les changements de contraception induits, un retour à la stabilité sur le marché

 

Le marché de la contraception en léger recul cette année

Un peu plus d’une Française de 15 à 50 ans sur 2 utilise un moyen de contraception dans un but contraceptif, un score qui s’effrite en 2 ans (-3 points) au profit de l’absence complète de méthode contraceptive. Parmi les méthodes utilisées, la contraception de fond est la plus prisée par 8 femmes (sous contraception) sur 10, avec l’utilisation de la pilule en premier lieu (54%) devant le stérilet (23%). Près de 2 femmes sous contraception sur 10 ont eu recours à une méthode ponctuelle, essentiellement le préservatif masculin, et 1/3 des femmes sous contraception ont déjà eu recours à la contraception d’urgence. Enfin, environ une femme sous contraception sur 10 a mixé ces 3 types de contraception, un score stable par rapport à 2014.

Une part croissante d’utilisatrices de stérilets et une recherche de naturalité : les grandes tendances du marché

Les stérilets sont les grands gagnants des switchs effectués et ceux à venir. Cette tendance observée lors des analyses prospectives de l’édition 2014 se confirme cette année. Les stérilets concernent désormais une femme sous contraception sur 4 et représentent plus de la moitié des intentions de changement de mode de contraception, en hausse de 5 points par rapport à 2014. Leur facilité d’usage présentant moins de contraintes, la recommandation médicale et la confiance inspirée en sont les principaux éléments de choix, complétés par la naturalité pour celui au cuivre. Un souhait d’une contraception plus naturelle également présent pour les pilules de 4ème génération, motif d’utilisation croissant cette année. Cela représente également près de 2 motifs de switch d’une contraception sur 5, à nouveau en hausse par rapport à 2014.

Des professionnels de santé très influents dans le parcours contraceptif, avec des disparités selon l’âge ou le mode de contraception choisi

Bien que le gynécologue ait plus d’influence auprès des femmes quelle que soit leur contraception, il se démarque encore plus auprès des 40-50 ans et celles ayant un stérilet. Le médecin généraliste a quant à lui un rôle de conseiller plus fort auprès des utilisatrices de la pilule et des plus jeunes, ayant souvent plus recours à ce type de contraception en premier lieu. De son côté, le pharmacien a une forte influence en ce qui concerne la pilule du lendemain et son avis est décisif dans 1 cas sur 2.

Vers une sortie de crise de la pilule… 

La défiance et les risques sur la santé sont toujours présents mais de manière nettement moins importante qu’il y a 2 ans : ils ne sont plus les premières motivations de changement. Attention cependant, après avoir pointé du doigt les générations de pilules et attiré l’attention des femmes sur ce qu’elles prenaient, l’effet de la crise est retombé et les utilisatrices sont plus nombreuses cette année à ne pas savoir ou confondre leur type de pilule. C’est avant tout les conseils du professionnel de santé qui compte pour elle.

…et un retour à plus de stabilité dans les modes de contraception des femmes

Suite aux forts questionnements sur leur contraception suscités par cette crise de confiance concernant la contraception et les changements de modes induits, on retrouve cette année plus de stabilité dans les méthodes contraceptives des femmes. Elles sont en effet moins nombreuses que lors de la précédente édition à avoir changé au cours des 12 derniers mois et à avoir l’intention
de le faire dans l’année à venir.