
Gestion du diabète en officine : une expertise essentielle, mais sous tension
Le suivi du diabète évolue rapidement : nouveaux traitements, dispositifs connectés, données glycémiques à interpréter… Dans ce contexte, l’officine joue un rôle central. Les pharmaciens accompagnent l’observance, expliquent les dispositifs, orientent les patients et tentent de fluidifier la coordination des soins.
Mais leur niveau d’aisance reste contrasté, notamment face aux innovations et à l’intensification des missions d’accompagnement.
Des compétences solides, mais inégales selon les officines
L’étude met en évidence des écarts liés au rythme de formation, à l’exposition aux nouvelles technologies et au temps disponible pour approfondir les pratiques.
Ces différences permettent surtout d’identifier les priorités réelles du terrain et les leviers susceptibles d’aider les pharmaciens au quotidien.
La formation : un besoin central, technique et pragmatique
Les titulaires expriment des attentes très claires :
Les formats recherchés sont adaptés à la réalité de l’officine : sessions courtes, e-learning structuré, interventions ciblées, créneaux compatibles avec l’activité.
Une logique d’efficacité, plus que de volume.
Les laboratoires comme partenaires naturels
Sans entrer dans le détail des résultats, l’étude montre une forte attente vis-à-vis des laboratoires : un soutien technique, scientifique et pédagogique, ainsi que des outils concrets pour accompagner l’usage des nouveaux dispositifs.
Cette place attendue traduit un besoin d’appui continu dans un environnement thérapeutique qui se transforme vite.
Une coordination encore limitée avec les prescripteurs
Les pharmaciens expriment le besoin d’échanges plus fluides avec les médecins : communication directe, outils communs, supports partagés.
Au-delà de l’officine, c’est l’ensemble du parcours diabétique qui en serait renforcé.
Des freins persistants : le temps et la rentabilité perçue
Le manque de temps reste l’obstacle principal, notamment pour les bilans, l’interprétation des données ou l’appropriation du numérique.
S’ajoute une perception de rentabilité insuffisante des missions liées au diabète, qui limite parfois leur déploiement malgré la motivation.
Un éclairage structurant pour comprendre les dynamiques du terrain
Au-delà des constats, l’intérêt de cette étude est d’apporter une lecture claire des transformations en cours : montée en technicité, nouveaux besoins de formation, attentes envers les acteurs du marché, défis de coordination et contraintes organisationnelles.
Un ensemble d’éléments qui permet de mieux comprendre ce qui facilite, ou complique, l’accompagnement des patients diabétiques en officine.
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